Marcher paraît naturel lorsqu’on n’éprouve aucune difficulté à se déplacer. Pourtant, cette action mobilise de nombreuses fonctions du corps : les muscles, les articulations, l’équilibre, la vision, la sensibilité des pieds et le système nerveux doivent travailler ensemble pour permettre des déplacements fluides et sécurisés.
Lorsqu’une personne commence à marcher plus lentement, traîne les pieds, perd l’équilibre ou éprouve des difficultés à se déplacer, ces changements ne doivent pas être considérés comme une conséquence inévitable du vieillissement. Ils peuvent révéler un problème de santé, une perte de force musculaire, une douleur articulaire ou une difficulté neurologique qui mérite d’être évaluée.
Les troubles de la marche peuvent progressivement limiter l’autonomie, compliquer les déplacements à l’extérieur et augmenter le risque de chute. Ils peuvent également entraîner une perte de confiance, jusqu’à pousser certaines personnes à réduire leurs activités quotidiennes.
À Genève, la physiothérapie à domicile peut contribuer à améliorer la mobilité, à travailler l’équilibre et à retrouver davantage d’aisance dans les déplacements, lorsque la situation du patient le permet.
Dans cet article, PhysioDom vous explique les principales causes des troubles de la marche, les symptômes à surveiller, les solutions possibles et l’intérêt d’un accompagnement adapté à votre environnement quotidien.
Qu’est-ce qu’un trouble de la marche ?
Un trouble de la marche correspond à une modification de la façon de marcher. Cette modification peut concerner la vitesse, la longueur des pas, la stabilité, la coordination des mouvements ou la capacité à démarrer et à poursuivre un déplacement.
La personne peut avoir l’impression que ses jambes sont moins solides, ressentir une gêne lorsqu’elle pose le pied au sol ou éprouver des difficultés à changer de direction. Dans certains cas, la marche devient irrégulière, hésitante ou particulièrement fatigante.
Les troubles de la marche peuvent apparaître progressivement ou survenir brutalement. Ils peuvent être temporaires, par exemple après une période d’alitement, ou persister lorsqu’ils sont liés à une maladie chronique, à une atteinte neurologique ou à un problème musculosquelettique.
Ils ne se manifestent pas de la même manière chez tout le monde. Certaines personnes conservent une bonne force musculaire, mais présentent un déficit d’équilibre. D’autres marchent lentement à cause de douleurs aux genoux, tandis que certaines éprouvent des difficultés à coordonner leurs mouvements.
Il est donc essentiel de comprendre l’origine du trouble avant de choisir les exercices ou les stratégies de rééducation.
Quels sont les principaux symptômes des troubles de la marche ?
Les signes peuvent être discrets au début. La personne ralentit légèrement, s’appuie davantage sur les meubles ou évite les escaliers sans nécessairement faire le lien avec un problème de mobilité.
Plusieurs manifestations doivent attirer l’attention.
Une marche plus lente ou des pas plus courts
La personne avance moins vite qu’auparavant et réduit progressivement la longueur de ses pas. Elle peut avoir besoin de davantage de temps pour parcourir une distance habituelle ou se fatiguer après quelques minutes de marche.
Une diminution de la vitesse de marche peut être liée à la douleur, à la faiblesse musculaire, à une maladie neurologique ou à une baisse générale de la condition physique.
Des difficultés à garder l’équilibre
Certaines personnes se sentent instables lorsqu’elles marchent, notamment lorsqu’elles tournent, franchissent un obstacle ou se déplacent sur un sol irrégulier.
Elles peuvent élargir l’écartement entre leurs pieds, rechercher un appui ou se tenir systématiquement à proximité d’un mur. Ces adaptations peuvent témoigner d’une difficulté à contrôler la posture pendant le déplacement.
Les pieds qui traînent ou accrochent le sol
Une personne peut avoir du mal à relever suffisamment l’avant du pied pendant la marche. Les orteils accrochent alors le sol, ce qui augmente le risque de trébucher.
Ce phénomène peut notamment être associé à une faiblesse musculaire, à une atteinte nerveuse ou à certaines maladies neurologiques. Il nécessite une évaluation afin d’en identifier la cause.
Des difficultés à démarrer ou à tourner
Le démarrage de la marche peut devenir hésitant. Certaines personnes ont du mal à faire les premiers pas, à pivoter ou à passer d’une pièce à une autre.
Dans certaines maladies neurologiques, notamment la maladie de Parkinson, des épisodes de blocage de la marche peuvent apparaître. Toutefois, une difficulté à démarrer ou à tourner ne suffit pas, à elle seule, à établir un diagnostic.
Une fatigue importante pendant les déplacements
Marcher peut devenir particulièrement exigeant. La personne doit s’arrêter régulièrement, ressent un essoufflement inhabituel ou éprouve une fatigue musculaire qui limite ses activités.
Lorsque cette fatigue est nouvelle, importante ou associée à des douleurs thoraciques, un malaise ou un essoufflement au repos, une évaluation médicale rapide est nécessaire.
Une peur croissante de tomber
Après une chute ou plusieurs épisodes de déséquilibre, certaines personnes deviennent très prudentes. Elles limitent leurs sorties, évitent les escaliers ou refusent de marcher sans être accompagnées.
Cette peur est compréhensible, mais la réduction excessive de l’activité peut favoriser la perte de force, d’endurance et de confiance. Un accompagnement adapté permet de travailler la sécurité et de reprendre progressivement les activités possibles.
Quelles sont les causes des troubles de la marche ?
Les troubles de la marche ne correspondent pas à une maladie unique. Ils peuvent avoir des origines très différentes, parfois associées chez une même personne.
Les causes neurologiques
Le système nerveux joue un rôle central dans la coordination des mouvements, le contrôle de la posture et l’adaptation de la marche à l’environnement.
Certaines affections neurologiques peuvent modifier ces fonctions, notamment :
- L’accident vasculaire cérébral (AVC), qui peut entraîner une faiblesse d’un côté du corps, une asymétrie de la marche ou des difficultés de coordination.
- La maladie de Parkinson, qui peut provoquer une réduction de la longueur des pas, une diminution du balancement des bras et des blocages de la marche.
- La sclérose en plaques, qui peut affecter la force, la sensibilité, l’équilibre ou la coordination.
- Les neuropathies périphériques, qui peuvent diminuer la sensibilité des pieds ou affaiblir certains muscles.
- Certaines maladies affectant le cervelet ou d’autres régions du système nerveux, qui peuvent perturber la coordination et la stabilité.
La prise en charge dépend de la maladie, des capacités de la personne et des symptômes présents. La physiothérapie peut contribuer au travail fonctionnel, mais elle doit s’inscrire dans une prise en charge adaptée au diagnostic.
Les douleurs articulaires et les problèmes musculosquelettiques
Les douleurs et les limitations articulaires peuvent modifier la façon de marcher. Une personne souffrant d’arthrose de la hanche ou du genou peut réduire la durée d’appui sur le côté douloureux, raccourcir ses pas ou éviter certains mouvements.
D’autres problèmes peuvent également intervenir :
- Une diminution de la mobilité de la cheville, du genou ou de la hanche.
- Une faiblesse des muscles des jambes.
- Des douleurs au dos qui perturbent les déplacements.
- Des séquelles après une fracture ou une opération.
- Une raideur ou une déformation affectant l’appui du pied.
Dans ces situations, la rééducation peut viser à améliorer la mobilité, à renforcer les muscles concernés et à faciliter les gestes nécessaires aux déplacements quotidiens. Les exercices doivent toutefois tenir compte de la douleur, des éventuelles contre-indications et des recommandations médicales.
La perte de force musculaire et le déconditionnement physique
Une hospitalisation, une opération, une maladie prolongée ou une période de sédentarité peut entraîner une baisse de la force musculaire et de l’endurance.
Les déplacements deviennent alors plus difficiles. Se lever d’une chaise, marcher jusqu’à la salle de bains ou monter quelques marches peut demander davantage d’efforts qu’auparavant.
Ce déconditionnement peut aussi créer un cercle vicieux : la personne bouge moins parce qu’elle se sent faible, puis perd progressivement davantage de capacités physiques.
Une reprise progressive de l’activité, adaptée à l’état de santé et aux capacités de la personne, peut contribuer à restaurer la force, l’endurance et la confiance dans les déplacements.
Les troubles de l’équilibre et de la sensibilité
Pour marcher en sécurité, le corps doit savoir où il se trouve dans l’espace et ajuster ses mouvements en fonction du terrain.
Une baisse de la vision, un trouble vestibulaire affectant l’équilibre ou une diminution de la sensibilité des pieds peut compliquer ces ajustements. La personne peut notamment se sentir moins stable dans l’obscurité, sur un sol irrégulier ou lorsqu’elle ne regarde pas directement ses pieds.
Ces difficultés nécessitent une évaluation adaptée. Les exercices d’équilibre ne doivent pas être entrepris sans précaution lorsque le risque de chute est important.
Les médicaments et certains problèmes de santé
Certains médicaments peuvent favoriser la somnolence, les vertiges ou une baisse de la vigilance. Les traitements sédatifs, notamment, peuvent parfois contribuer aux troubles de l’équilibre, selon la situation individuelle.
Une baisse de la tension artérielle au passage à la position debout, certains troubles cardiaques, des problèmes de vision ou une maladie générale peuvent également affecter la marche.
Il est important de signaler au médecin tout changement récent dans les déplacements, en particulier s’il coïncide avec l’introduction d’un traitement ou une modification de la dose. Il ne faut pas interrompre un médicament de sa propre initiative.
Le vieillissement et la diminution de l’activité physique
Avec l’âge, la force musculaire, la souplesse, la vitesse de réaction et certaines fonctions sensorielles peuvent évoluer. Ces changements peuvent rendre la marche plus exigeante.
Cependant, une difficulté nouvelle à marcher ne doit pas être attribuée automatiquement à l’âge. Une cause médicale, neurologique, articulaire ou médicamenteuse peut nécessiter un traitement spécifique.
L’activité physique adaptée, le maintien de la force musculaire et la pratique régulière des déplacements sécurisés peuvent contribuer à préserver les capacités fonctionnelles.
Quelles sont les conséquences des troubles de la marche sur le quotidien ?
Les difficultés à marcher ne concernent pas uniquement les déplacements. Elles peuvent modifier l’organisation de toute la journée et limiter la participation aux activités habituelles.
Une perte progressive d’autonomie
Lorsqu’il devient difficile de se déplacer, certaines tâches demandent davantage de temps et d’efforts : se rendre aux toilettes, préparer un repas, faire ses courses ou sortir de chez soi.
La personne peut commencer à dépendre de ses proches pour des gestes qu’elle réalisait auparavant sans aide. Cette perte d’autonomie peut être progressive, mais elle n’est pas systématique ni nécessairement irréversible.
Un risque accru de chute
Une marche instable, une faiblesse musculaire ou une difficulté à relever les pieds peut augmenter le risque de chute. Les conséquences peuvent être importantes, notamment lorsqu’une chute provoque une fracture ou une blessure nécessitant une hospitalisation.
La prévention repose notamment sur l’identification des causes du trouble, l'adaptation de l'environnement, l'évaluation des aides à la marche et un travail ciblé de la force et de l'équilibre lorsque cela est indiqué.
Une diminution de la vie sociale
La peur de tomber ou la difficulté à parcourir certaines distances peut conduire à éviter les promenades, les visites ou les sorties.
Cette réduction des activités peut affecter le moral et accentuer l'isolement. Préserver une mobilité adaptée aux capacités de la personne permet aussi de maintenir ses habitudes, ses relations et sa qualité de vie.
Quand faut-il consulter en cas de trouble de la marche ?
Il est conseillé de demander un avis médical lorsque la marche change durablement, lorsque les difficultés s'aggravent ou lorsqu'elles commencent à limiter les activités quotidiennes.
Une consultation est particulièrement importante en cas de chutes répétées, de nouvelle faiblesse musculaire, de douleur persistante, de vertiges récurrents ou de difficulté croissante à se déplacer.
Les signes qui nécessitent une prise en charge urgente
Un trouble de la marche apparu brutalement peut être le signe d'une urgence médicale. Il ne faut pas attendre un rendez-vous de physiothérapie si la difficulté est soudaine ou associée à d'autres symptômes inquiétants.
Appelez immédiatement les secours, notamment le 144 en Suisse, si la personne présente :
- Une difficulté soudaine à marcher ou à maintenir son équilibre, surtout si elle est inhabituelle.
- Une faiblesse ou un engourdissement soudain du visage, d'un bras ou d'une jambe, particulièrement d'un seul côté.
- Des difficultés soudaines à parler ou à comprendre.
- Une perte brutale de la vision, une confusion inhabituelle ou un mal de tête soudain et intense.
- Une perte de connaissance ou une incapacité soudaine à se tenir debout.
Ces signes peuvent notamment évoquer un AVC ou une autre urgence. Même si les symptômes disparaissent rapidement, une évaluation urgente reste nécessaire.
Après une chute, une douleur importante, une déformation d'un membre, un traumatisme crânien ou une incapacité à prendre appui justifient également une évaluation médicale rapide.
Comment évaluer un trouble de la marche ?
La prise en charge commence par une compréhension précise des difficultés rencontrées. Un même symptôme peut avoir plusieurs causes, et il serait inadapté de proposer les mêmes exercices à toutes les personnes.
Le médecin recherche les causes médicales possibles et décide si des examens complémentaires sont nécessaires. Selon la situation, il peut notamment examiner la force, la sensibilité, les articulations, la vision, l'équilibre, les traitements en cours et les antécédents de chute.
Observer la façon de marcher
L'observation de la marche permet de repérer certains éléments utiles :
- La vitesse et la longueur des pas.
- La symétrie des mouvements.
- La capacité à relever les pieds.
- La stabilité du tronc.
- Le balancement des bras.
- La capacité à démarrer, s'arrêter et changer de direction.
- Les difficultés à franchir un obstacle ou à marcher sur une distance donnée.
Cette observation ne suffit pas toujours à déterminer la cause. Elle constitue néanmoins un élément important de l'évaluation fonctionnelle.
Évaluer la force, l'équilibre et les capacités fonctionnelles
Le physiothérapeute peut évaluer les capacités qui influencent les déplacements, en tenant compte du diagnostic et de la sécurité du patient.
Selon les besoins, l'évaluation peut porter sur la capacité à se lever d'une chaise, à maintenir une position debout, à transférer son poids d'une jambe à l'autre ou à marcher avec une aide technique.
Des tests fonctionnels standardisés peuvent également être utilisés lorsqu'ils sont adaptés à la situation. Les résultats aident à définir des objectifs individualisés et à suivre l'évolution au fil des séances.
Tenir compte du logement et de l'environnement
La marche ne se déroule pas uniquement dans un cabinet de soins. À domicile, les difficultés peuvent apparaître dans un couloir étroit, devant une marche, dans une salle de bains ou lors d'un déplacement nocturne.
L'évaluation de ces situations concrètes aide à identifier les obstacles et à réfléchir aux adaptations utiles : dégager les passages, améliorer l'éclairage, sécuriser les tapis ou vérifier la pertinence d'une aide à la marche.
Quel est le rôle de la physiothérapie dans les troubles de la marche ?
La physiothérapie vise à améliorer les capacités fonctionnelles et à faciliter les déplacements en fonction de la situation de chaque patient.
Elle ne traite pas toutes les causes de la même manière. Un trouble lié à une douleur articulaire ne se rééduque pas exactement comme une difficulté consécutive à un AVC ou à la maladie de Parkinson.
Le programme doit donc être adapté au diagnostic, aux capacités de la personne, à ses objectifs et aux risques identifiés.
Renforcer les muscles utiles à la marche
La force des jambes et des muscles qui stabilisent le bassin joue un rôle important dans les déplacements. Lorsqu'une faiblesse est identifiée, des exercices progressifs peuvent être proposés pour améliorer la capacité à se lever, à avancer et à maintenir une position stable.
Le programme peut inclure des mouvements fonctionnels, des exercices de renforcement avec ou sans résistance et un travail ciblé sur les groupes musculaires concernés.
La difficulté augmente progressivement, selon la tolérance et la qualité d'exécution. L'objectif n'est pas de réaliser des exercices intensifs à tout prix, mais de développer les capacités nécessaires au quotidien.
Travailler l'équilibre et les changements de direction
L'équilibre permet de maintenir une posture stable et de s'adapter aux mouvements du corps pendant la marche.
Selon l'évaluation, la physiothérapie peut inclure des exercices de transfert de poids, de contrôle postural, de stabilisation ou de changement de direction. Ces exercices doivent être réalisés dans des conditions sécurisées, particulièrement chez les personnes ayant déjà chuté.
Lorsque cela est approprié, le travail peut ensuite évoluer vers des situations plus proches de la vie quotidienne : se déplacer dans un espace plus étroit, contourner un obstacle ou s'arrêter puis repartir.
Réentraîner la marche
La rééducation de la marche peut porter sur la longueur des pas, la régularité du déplacement, le positionnement des pieds ou l'utilisation d'une aide technique.
Les exercices peuvent être réalisés sur de courtes distances avant d'être progressivement adaptés aux besoins du patient. Pour certaines personnes, l'objectif prioritaire sera de marcher plus sûrement dans le logement ; pour d'autres, il s'agira de retrouver la capacité à sortir et à parcourir des distances plus importantes.
La progression doit rester individualisée. Une fatigue inhabituelle, une douleur nouvelle ou une aggravation des symptômes doit être signalée au professionnel de santé.
Retrouver confiance dans les déplacements
La peur de tomber peut limiter les mouvements même lorsque certaines capacités physiques sont préservées.
Un accompagnement progressif permet de travailler des objectifs concrets et de redonner de la confiance, sans exposer inutilement la personne à un risque de chute.
Le physiothérapeute peut également conseiller des stratégies de déplacement, des adaptations de l'environnement et, si nécessaire, l'utilisation d'une aide technique adaptée.
Que disent les études scientifiques ?
Les recherches sur les troubles de la marche chez les personnes âgées soulignent l'importance d'une évaluation complète : les causes peuvent être multiples et associer des problèmes neurologiques, sensoriels, articulaires ou médicaux.
Une revue scientifique publiée dans la littérature médicale décrit les principales formes de troubles de la marche chez l'adulte et la personne âgée, ainsi que les éléments nécessaires à leur évaluation et à leur prise en charge.
Référence PubMed n° 1 : Gait disorders in adults and the elderly: A clinical guide
Une revue systématique publiée en 2025 s'est également intéressée aux effets de l'exercice physique chez les personnes âgées présentant des troubles de la marche. Les études analysées rapportent des bénéfices possibles sur différentes dimensions de la santé physique et mentale, notamment la marche, l'équilibre et la mobilité. Les résultats dépendent toutefois des programmes étudiés et des profils des participants.
Référence PubMed n° 2 : Effects of physical exercise on physical and mental health in older adults with gait disorders: A systematic review
Ces résultats soutiennent l'intérêt d'une activité physique adaptée, sans garantir les mêmes améliorations chez tous les patients ni remplacer l'identification de la cause du trouble.
Pourquoi choisir la physiothérapie à domicile à Genève ?
Lorsqu'une personne a des difficultés à marcher, se rendre dans un cabinet peut représenter un véritable obstacle. Le trajet, les escaliers, les transports ou la peur de tomber peuvent compliquer l'accès aux soins.
La physiothérapie à domicile permet d'envisager la rééducation dans un environnement familier, en tenant compte des contraintes réelles du patient.
Travailler les déplacements dans le cadre de vie habituel
À domicile, il est possible de travailler des situations concrètes : se lever d'un fauteuil, traverser un couloir, se déplacer entre les pièces ou gérer les changements de direction.
Le physiothérapeute peut ainsi adapter les exercices aux besoins observés dans le logement, lorsque ces interventions sont appropriées et sécurisées.
Adapter les exercices aux capacités du patient
Chaque personne présente des besoins différents. Certaines ont besoin de retrouver de la force après une hospitalisation, tandis que d'autres doivent travailler l'équilibre, la coordination ou la sécurité de la marche.
Le programme est défini en fonction de l'évaluation et peut évoluer selon les progrès, la fatigue, les douleurs et les objectifs du patient.
Faciliter la continuité de la rééducation
Pour les personnes dont les déplacements sont limités, les séances à domicile peuvent faciliter l'accès à un accompagnement régulier.
Cette organisation peut également aider les proches à mieux comprendre les difficultés rencontrées et les recommandations de sécurité, avec l'accord du patient.
PhysioDom propose une approche centrée sur la physiothérapie à domicile à Genève, afin d'accompagner les personnes dont les besoins et la situation sont compatibles avec une prise en charge à domicile.
Peut-on faire des exercices à la maison pour améliorer la marche ?
Certains exercices peuvent contribuer à entretenir la mobilité, mais ils ne conviennent pas à toutes les situations. Avant de commencer, il est important de tenir compte de la cause des troubles, du niveau d'équilibre et des éventuelles contre-indications médicales.
En cas de difficulté importante à marcher, de chutes répétées ou de risque de chute élevé, demandez conseil à un professionnel avant d'effectuer des exercices seul.
Voici quelques exemples d'exercices qui peuvent être envisagés lorsqu'ils sont adaptés et sécurisés.
Se lever et se rasseoir sur une chaise
Cet exercice sollicite les muscles utilisés pour se relever et s'asseoir.
Si cela est autorisé et réalisable sans danger, la personne peut s'entraîner à se lever d'une chaise stable, puis à se rasseoir lentement et de manière contrôlée. Un appui solide ou l'assistance d'un proche peut être nécessaire selon les capacités.
L'objectif est de travailler un geste fonctionnel essentiel, et non de multiplier les répétitions au détriment de la sécurité.
Marcher sur une courte distance dans un espace dégagé
Lorsque la marche est suffisamment stable, de courts déplacements dans un environnement sécurisé peuvent permettre d'entretenir l'activité.
Le trajet doit être libre d'obstacles, bien éclairé et adapté aux capacités de la personne. Une aide technique prescrite ou recommandée doit être utilisée conformément aux consignes reçues.
Il ne faut pas chercher à augmenter la distance si la personne devient instable, ressent un malaise ou présente une fatigue inhabituelle.
Mobiliser les chevilles en position assise
Assise sur une chaise stable, la personne peut, si son état le permet, effectuer de petits mouvements des chevilles en relevant puis en abaissant les pieds.
Cet exercice mobilise les articulations et active certains muscles des jambes. Il ne remplace cependant pas un entraînement spécifique de la marche ou de l'équilibre lorsque ceux-ci sont nécessaires.
Adapter l'environnement pour limiter les risques
La sécurité ne dépend pas uniquement des exercices. Quelques mesures simples peuvent faciliter les déplacements :
- Retirer les tapis qui glissent ou se replient.
- Garder les passages dégagés.
- Améliorer l'éclairage, notamment entre la chambre et les toilettes.
- Porter des chaussures adaptées, stables et bien ajustées.
- Installer des barres d'appui lorsque cela est indiqué et correctement réalisé.
- Utiliser l'aide à la marche adaptée aux besoins de la personne.
Ces mesures ne suppriment pas tous les risques, mais elles peuvent contribuer à rendre l'environnement plus sûr.
Comment prévenir les troubles de la marche et préserver son autonomie ?
Toutes les difficultés de marche ne peuvent pas être évitées, notamment lorsqu'elles sont liées à une maladie neurologique ou à une autre affection médicale. Il reste néanmoins possible d'agir sur plusieurs facteurs qui influencent la mobilité.
Maintenir une activité physique adaptée
Une activité régulière, compatible avec l'état de santé, contribue à entretenir la force musculaire, l'endurance et les capacités fonctionnelles.
La marche, les exercices de renforcement et le travail de l'équilibre peuvent être utiles selon les besoins. Il est préférable de progresser graduellement et de choisir des activités réalistes plutôt que de reprendre brutalement un effort important après une longue période d'inactivité.
Faire évaluer les difficultés persistantes
Une modification de la marche qui se répète ou s'aggrave mérite d'être examinée. Une évaluation précoce peut permettre d'identifier une cause traitable, de revoir certains facteurs de risque et de déterminer les besoins en rééducation.
Il ne faut pas attendre une première chute pour demander conseil lorsque les déplacements deviennent moins sûrs.
Prendre en compte les traitements et la santé générale
Si des vertiges, une somnolence ou une instabilité apparaissent après un changement de traitement, il convient d'en parler au médecin ou au pharmacien. Le professionnel pourra évaluer les médicaments et les autres facteurs susceptibles d'intervenir.
Une bonne vision, des chaussures adaptées, une alimentation suffisante et le suivi des maladies chroniques peuvent également contribuer au maintien des capacités fonctionnelles.
Fixer des objectifs concrets et réalistes
Retrouver une mobilité plus sûre ne signifie pas nécessairement marcher aussi vite ou aussi longtemps qu'avant.
Pour certains patients, un objectif pertinent consiste à se déplacer plus facilement dans leur appartement. Pour d'autres, il peut s'agir de pouvoir sortir accompagnés, d'utiliser les escaliers avec davantage de sécurité ou de réduire la fatigue lors des déplacements.
Des objectifs individualisés permettent de mesurer les progrès et d'adapter la prise en charge à ce qui compte réellement pour la personne.
Troubles de la marche : l'accompagnement PhysioDom à Genève
Les troubles de la marche peuvent avoir de nombreuses origines et des conséquences importantes sur l'autonomie. Une démarche hésitante, des pas plus courts, une difficulté à tourner ou une peur de tomber ne doivent pas être banalisés, surtout lorsqu'ils apparaissent récemment ou s'aggravent.
La première étape consiste à identifier la cause du problème et à déterminer si une évaluation médicale est nécessaire. Lorsque la physiothérapie est indiquée, un programme individualisé peut aider à travailler la force musculaire, l'équilibre, la coordination et les déplacements fonctionnels.
À Genève, la physiothérapie à domicile peut offrir une solution adaptée aux personnes pour lesquelles les trajets vers un cabinet sont difficiles. En travaillant sur des situations concrètes du quotidien, l'accompagnement vise à préserver les capacités fonctionnelles et à favoriser une mobilité plus sûre.
PhysioDom accompagne les patients à domicile en tenant compte de leurs besoins, de leurs objectifs et de leur environnement.
Vous ou l'un de vos proches rencontrez des difficultés à marcher et souhaitez vous renseigner sur la physiothérapie à domicile à Genève ?
Contactez PhysioDom pour obtenir des informations sur les possibilités de prise en charge adaptées à votre situation.
Vous souhaitez en savoir plus sur les prestations proposées par PhysioDom et sur l'accompagnement à domicile ?
Découvrez les services de physiothérapie et les solutions susceptibles de répondre à vos besoins.
La physiothérapie à domicile à Genève




















