Maladie de Parkinson : symptômes, traitements et bienfaits de la physiothérapie à domicile à Genève

Maladie de Parkinson : symptômes, traitements et bienfaits de la physiothérapie à domicile à Genève

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique qui peut progressivement modifier les mouvements, l'équilibre, la posture et la capacité à réaliser les gestes du quotidien. Se lever d'un fauteuil, marcher dans un couloir, tourner sur soi-même ou sortir de chez soi peut devenir plus difficile, parfois même lorsque la personne conserve une bonne force musculaire.

Face à ces difficultés, la physiothérapie joue un rôle important dans l'accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Grâce à des exercices adaptés, un entraînement fonctionnel et des stratégies de mouvement personnalisées, elle contribue à préserver la mobilité, à entretenir les capacités physiques et à favoriser l'autonomie.

À Genève, la physiothérapie à domicile avec PhysioDom peut représenter une solution intéressante pour les personnes qui rencontrent des difficultés à se déplacer jusqu'à un cabinet. Le physiothérapeute intervient dans l'environnement quotidien du patient afin de travailler sur ses besoins réels : marcher plus facilement, se lever sans assistance, améliorer l'équilibre ou conserver une plus grande indépendance à la maison.

Mais quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson ? Comment évolue-t-elle ? Quels exercices peuvent aider à préserver la mobilité et dans quelles situations la physiothérapie à domicile est-elle particulièrement pertinente ?

Dans cet article, nous faisons le point sur les principaux symptômes de la maladie de Parkinson, les possibilités de rééducation et l'intérêt d'un accompagnement personnalisé à domicile à Genève.

Qu'est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui touche principalement les cellules nerveuses impliquées dans la production de dopamine, un messager chimique essentiel au contrôle des mouvements.

La diminution progressive de la dopamine perturbe certains circuits cérébraux responsables de la préparation, de l'initiation et de l'ajustement des mouvements. Les gestes peuvent alors devenir plus lents, moins amples et plus difficiles à enchaîner.

La maladie évolue généralement de manière progressive, mais son rythme et ses manifestations varient considérablement d'une personne à l'autre. Certaines personnes conservent une bonne autonomie pendant de nombreuses années, tandis que d'autres rencontrent plus rapidement des difficultés pour marcher, maintenir leur équilibre ou accomplir certaines activités quotidiennes.

Il est important de comprendre que la maladie de Parkinson ne se résume pas aux tremblements. Elle peut également affecter la posture, la mobilité, le sommeil, l'humeur, la concentration et différentes fonctions automatiques de l'organisme.

La prise en charge repose généralement sur plusieurs approches complémentaires : suivi neurologique, traitement médicamenteux, activité physique, physiothérapie et, selon les besoins, accompagnement ergothérapeutique ou orthophonique.

La physiothérapie ne guérit pas la maladie de Parkinson. Elle vise plutôt à limiter les conséquences fonctionnelles des symptômes, à entretenir les capacités restantes et à aider la personne à réaliser ses activités aussi sûrement et aussi longtemps que possible.

Quels sont les principaux symptômes de la maladie de Parkinson ?

Les manifestations de la maladie sont variables. Elles dépendent notamment du stade d'évolution, des symptômes prédominants, des traitements et de l'état de santé général.

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La lenteur des mouvements : la bradykinésie

La bradykinésie est l'un des symptômes caractéristiques de la maladie de Parkinson. Elle correspond à une diminution de la vitesse et de l'amplitude des mouvements.

Concrètement, la personne peut avoir besoin de davantage de temps pour :

  • Se lever d'une chaise ou du lit.
  • Commencer à marcher après être restée immobile.
  • Se retourner dans un espace réduit.
  • S'habiller ou boutonner un vêtement.
  • Préparer un repas ou manipuler de petits objets.
  • Enchaîner plusieurs gestes successifs.

Les mouvements peuvent également devenir progressivement plus petits. La personne peut, par exemple, marcher avec des pas courts ou avoir du mal à effectuer des gestes amples avec les bras.

La physiothérapie peut alors proposer des exercices ciblés sur l'amplitude des mouvements, la vitesse d'exécution adaptée aux capacités du patient et l'enchaînement des gestes fonctionnels.

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Les tremblements

Les tremblements sont souvent associés à la maladie de Parkinson, mais ils ne sont pas présents chez toutes les personnes atteintes.

Ils apparaissent fréquemment au repos, notamment au niveau d'une main, puis peuvent s'atténuer pendant certains mouvements volontaires. Leur intensité varie selon les personnes et les circonstances.

Les tremblements peuvent gêner certaines activités comme manger, écrire, tenir un objet ou manipuler des effets personnels. Ils peuvent aussi provoquer de la gêne ou de l'inquiétude dans les interactions sociales.

Le physiothérapeute ne traite pas directement le mécanisme neurologique responsable des tremblements. Il peut toutefois travailler sur la coordination, la stabilité posturale et les stratégies facilitant les gestes quotidiens.

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La rigidité musculaire

La rigidité correspond à une augmentation de la résistance ressentie lors de certains mouvements passifs. Elle peut concerner les bras, les jambes, le cou ou le tronc.

Elle peut entraîner une sensation de raideur, limiter l'amplitude des mouvements et rendre certaines positions inconfortables.

La personne peut notamment éprouver des difficultés à se tourner dans son lit, à regarder sur le côté, à redresser son tronc ou à effectuer des rotations pendant la marche.

Des exercices de mobilité, des mouvements contrôlés et un travail postural peuvent contribuer à entretenir la souplesse fonctionnelle et à faciliter les activités quotidiennes.

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Les troubles de la marche

La marche peut devenir plus lente et moins fluide. Les pas raccourcissent parfois, les bras se balancent moins naturellement et le tronc peut adopter une posture plus penchée vers l'avant.

Certaines personnes éprouvent des difficultés lorsqu'elles doivent tourner, franchir une porte, changer de direction ou passer d'une activité à une autre.

Un phénomène particulier peut également apparaître : le freezing of gait, ou blocage de la marche. La personne a alors l'impression que ses pieds restent collés au sol, alors même qu'elle souhaite avancer.

Ces blocages peuvent survenir au démarrage, dans les passages étroits ou lors des changements de direction. Ils peuvent être déstabilisants et augmenter le risque de chute.

La physiothérapie peut aider à travailler l'amplitude des pas, les changements de direction et l'utilisation de repères visuels ou auditifs adaptés. Ces stratégies doivent être choisies et entraînées selon les réactions de chaque personne.

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Les troubles de l'équilibre et de la posture

La maladie de Parkinson peut perturber les ajustements automatiques qui permettent de maintenir l'équilibre lors des déplacements.

Le patient peut avoir plus de difficulté à réagir lorsqu'il perd sa stabilité, à se retourner rapidement ou à adapter ses mouvements à un obstacle.

Ces difficultés peuvent favoriser les chutes, mais elles ne sont pas systématiques et varient selon le stade de la maladie.

Le travail de l'équilibre, les exercices fonctionnels sécurisés et l'apprentissage de stratégies de déplacement peuvent contribuer à améliorer la stabilité et la confiance dans les mouvements.

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La fatigue et la diminution de l'endurance

Certaines personnes atteintes de Parkinson ressentent une fatigue importante, même après des activités qui semblaient auparavant faciles.

La marche, les courses, la préparation des repas ou les déplacements à l'extérieur peuvent demander davantage d'efforts. Les fluctuations des symptômes et les troubles du sommeil peuvent également contribuer à cette fatigue.

Un programme de physiothérapie peut intégrer un travail progressif de l'endurance, en tenant compte des capacités du patient, de ses traitements et de son état de santé.

L'objectif n'est pas de pousser systématiquement la personne jusqu'à l'épuisement, mais de trouver un niveau d'activité régulier, adapté et soutenable.

Comment la maladie de Parkinson affecte-t-elle l'autonomie au quotidien ?

Les symptômes moteurs peuvent avoir des conséquences sur de nombreux gestes de la vie quotidienne.

Une personne qui marche encore seule à l'extérieur peut, par exemple, rencontrer des difficultés pour se lever d'un canapé bas. Une autre peut se déplacer correctement dans une pièce ouverte, mais se sentir bloquée dans un couloir étroit.

Ces difficultés peuvent concerner :

  • Les transferts entre le lit, la chaise et la position debout.
  • Les déplacements dans le logement.
  • Les changements de direction.
  • La montée et la descente des escaliers.
  • L'habillage et les soins personnels.
  • Les sorties, les courses et les activités sociales.
  • La participation aux loisirs et aux activités physiques.

Avec le temps, certaines personnes réduisent leurs déplacements par peur de perdre l'équilibre ou de se retrouver bloquées. Cette diminution de l'activité peut favoriser une perte de condition physique, une baisse de l'endurance et davantage de difficultés fonctionnelles.

Un accompagnement adapté permet de travailler sur ces difficultés avant qu'elles ne prennent trop de place dans la vie quotidienne.

L'objectif n'est pas seulement de mieux marcher pendant une séance de physiothérapie : il est aussi de faciliter les mouvements que la personne doit réaliser chez elle, chaque jour.

Pourquoi la physiothérapie est-elle importante dans la maladie de Parkinson ?

La physiothérapie fait partie des approches non médicamenteuses importantes dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. Elle peut être utile à différents stades de la maladie, avec des objectifs qui évoluent selon les besoins.

Les recommandations de pratique clinique de l'American Physical Therapy Association soulignent notamment l'intérêt du travail de l'équilibre, de la rééducation de la marche, du renforcement musculaire, de l'entraînement fonctionnel et de l'activité physique adaptée.

Préserver la mobilité

Les exercices permettent de solliciter régulièrement les articulations et les groupes musculaires nécessaires aux mouvements quotidiens.

Le travail peut porter sur les rotations du tronc, l'amplitude des bras, la mobilité des jambes ou les mouvements permettant de se redresser.

Améliorer la marche

Le physiothérapeute peut observer les difficultés rencontrées pendant la marche et adapter les exercices en conséquence.

Selon les besoins, la séance peut comprendre un travail sur la longueur des pas, le rythme, les démarrages, les arrêts et les changements de direction.

Entretenir la force musculaire

La maladie de Parkinson ne provoque pas nécessairement une perte de force musculaire importante au début. Toutefois, la diminution de l'activité physique et les difficultés de mouvement peuvent progressivement réduire les capacités musculaires.

Des exercices de renforcement adaptés peuvent aider à entretenir les capacités nécessaires pour se lever, marcher et réaliser les transferts.

Travailler l'équilibre et la stabilité

Le travail de l'équilibre peut inclure des exercices en position assise ou debout, des déplacements du poids du corps et des tâches fonctionnelles adaptées au niveau de sécurité du patient.

Les exercices plus exigeants doivent être réalisés avec les précautions nécessaires, particulièrement lorsque la personne présente des blocages de la marche ou des antécédents de chute.

Maintenir l'autonomie

La physiothérapie peut également se concentrer directement sur les activités qui posent problème au quotidien : sortir du lit, se relever d'une chaise, franchir un seuil ou se déplacer jusqu'à la salle de bains.

Ces objectifs concrets permettent de relier les exercices aux besoins réels de la personne et de suivre les progrès utiles dans sa vie quotidienne.

Physiothérapie à domicile à Genève : pourquoi choisir une prise en charge chez soi ?

Pour une personne atteinte de la maladie de Parkinson, se rendre régulièrement dans un cabinet de physiothérapie peut devenir contraignant. Les difficultés de marche, la fatigue, les blocages moteurs ou la dépendance à un proche peuvent compliquer les déplacements.

La physiothérapie à domicile à Genève permet de réaliser les séances dans l'environnement habituel du patient. Cette approche présente plusieurs avantages pratiques et fonctionnels.

Travailler directement dans l'environnement quotidien

À domicile, le physiothérapeute peut observer les difficultés rencontrées dans les situations réelles : se lever du canapé, circuler entre les meubles, passer une porte, se déplacer jusqu'aux toilettes ou entrer dans la douche.

Cette observation aide à définir des objectifs concrets et à adapter les exercices aux contraintes du logement.

Par exemple, si une personne a du mal à se relever de son fauteuil préféré, le travail peut porter sur le placement des pieds, l'inclinaison du tronc, le transfert du poids du corps et la coordination du mouvement.

Éviter les contraintes liées aux déplacements

Les déplacements extérieurs peuvent demander beaucoup d'énergie et d'organisation. Une séance à domicile évite au patient de devoir gérer le transport avant et après sa rééducation.

C'est particulièrement intéressant lorsque les symptômes fluctuent au cours de la journée, lorsque la marche est difficile ou lorsqu'un accompagnement est nécessaire pour sortir.

Adapter les exercices aux capacités du patient

Le programme peut être ajusté au niveau de mobilité, à l'endurance, aux symptômes et à la sécurité de la personne.

Une personne encore autonome pourra travailler des déplacements plus complexes et des exercices d'endurance. Une personne ayant davantage de difficultés pourra commencer par des mouvements assis, des transferts accompagnés ou des exercices de mobilité.

L'objectif est de proposer un travail suffisamment stimulant sans exposer le patient à un risque inutile.

Impliquer les proches lorsque cela est utile

Avec l'accord du patient, les proches peuvent participer à certains apprentissages : comprendre les difficultés de mouvement, savoir comment encourager un déplacement sans précipiter la personne et identifier les situations qui nécessitent davantage de vigilance.

Le physiothérapeute peut également leur expliquer les consignes de sécurité et les aider à comprendre pourquoi certains gestes doivent être réalisés d'une manière précise.

Que dit la recherche sur la physiothérapie à domicile ?

Les recherches sur la rééducation dans la maladie de Parkinson soutiennent l'intérêt de l'activité physique et de la physiothérapie adaptées aux capacités du patient. Certaines études comparent également différentes modalités de prise en charge, dont les interventions à domicile et la télérééducation.

Les résultats doivent être interprétés en tenant compte des profils étudiés, de la durée des interventions et des objectifs mesurés. Ils ne signifient pas que la physiothérapie à domicile est supérieure dans toutes les situations ni que les bénéfices seront identiques à long terme.

Le choix entre une prise en charge à domicile, en cabinet ou dans une structure spécialisée dépend donc des besoins, des capacités de déplacement, des objectifs thérapeutiques et de l'évaluation clinique.

Comment se déroule une séance de physiothérapie pour la maladie de Parkinson ?

Une séance commence généralement par un échange sur l'état du patient et les difficultés rencontrées depuis la dernière intervention.

Le physiothérapeute peut notamment s'intéresser à la fatigue, aux blocages de la marche, aux éventuelles chutes, à la douleur, aux changements de traitement et aux activités devenues plus difficiles.

01

Évaluer les capacités fonctionnelles

L'évaluation peut comprendre plusieurs éléments :

  • La facilité à passer de la position assise à la position debout.
  • La qualité et la longueur des pas.
  • La vitesse de marche et les changements de direction.
  • L'équilibre dans les positions adaptées au niveau de sécurité.
  • La mobilité du tronc et des membres.
  • La force et l'endurance fonctionnelle.
  • Les transferts dans le lit ou depuis un fauteuil.
  • Les besoins d'aide technique ou humaine.

Tous ces éléments ne sont pas nécessairement évalués lors de chaque séance. Le bilan est adapté à la situation et aux priorités du patient.

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Définir des objectifs personnalisés

Les objectifs doivent être précis, réalistes et utiles au quotidien.

Il peut s'agir de se lever plus facilement d'une chaise, de marcher plus régulièrement dans le logement, de tourner avec davantage de contrôle ou de réduire l'aide nécessaire pour certains transferts.

Les objectifs évoluent avec les besoins du patient. Une personne en début de maladie peut chercher à préserver sa condition physique, tandis qu'une personne présentant des difficultés plus avancées peut avoir besoin de stratégies pour sécuriser les déplacements essentiels.

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Réaliser les exercices adaptés

La séance associe, selon les besoins, mobilité, renforcement, équilibre, marche et entraînement des activités quotidiennes.

Le physiothérapeute ajuste la difficulté, le nombre de répétitions, les pauses et les consignes en fonction de la réponse du patient.

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Préparer la continuité entre les séances

La régularité est importante. Lorsque cela est approprié, le physiothérapeute propose des exercices à réaliser entre les séances, en expliquant leur exécution et les précautions à respecter.

Un programme court et réalisable est souvent préférable à une routine trop exigeante que le patient ne pourra pas maintenir.

Quels exercices peuvent être proposés à domicile ?

Les exercices doivent être individualisés. Les exemples ci-dessous illustrent les types de mouvements pouvant être travaillés en physiothérapie. Ils ne constituent pas un programme universel : certains exercices sont inadaptés en cas de troubles importants de l'équilibre, de vertiges, de douleur ou d'autres problèmes de santé.

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Exercices d'amplitude des mouvements

En position assise et stable, le patient peut effectuer des mouvements contrôlés des bras, ouvrir les épaules, redresser doucement le tronc ou réaliser des rotations adaptées. L'objectif est d'entretenir la mobilité et de travailler des gestes plus amples.

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Entraînement au lever de chaise

Si le patient peut réaliser ce mouvement en sécurité, le physiothérapeute peut travailler le placement des pieds, l'inclinaison du tronc vers l'avant et le transfert du poids du corps. Le mouvement est adapté à la hauteur du siège et au niveau d'assistance nécessaire.

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Travail de la marche et des changements de direction

Selon les capacités de la personne, les exercices peuvent porter sur la longueur des pas, le démarrage, l'arrêt et les virages. Un repère visuel ou un rythme sonore peut être utilisé si le physiothérapeute estime qu'il est adapté.

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Renforcement musculaire adapté

Des exercices assis, comme tendre progressivement le genou ou mobiliser les chevilles, peuvent contribuer à entretenir les capacités des membres inférieurs. La difficulté est ajustée aux possibilités du patient.

Comment gérer les blocages de la marche ?

Lors d'un blocage, essayer d'avancer plus vite ou de multiplier les petits pas peut accentuer la difficulté chez certaines personnes.

Selon la situation, des stratégies peuvent être entraînées avec le physiothérapeute :

  • S'arrêter un instant et reprendre le contrôle de sa posture.
  • Utiliser un repère visuel au sol pour guider le prochain pas.
  • Compter à voix haute ou suivre un rythme sonore adapté.
  • Préparer les changements de direction plutôt que pivoter brusquement.
  • Éviter de se précipiter dans un passage étroit.

Ces stratégies ne fonctionnent pas de la même façon pour tout le monde. Il est préférable de les pratiquer d'abord dans un environnement sécurisé, avec les conseils d'un professionnel.

Si les blocages deviennent plus fréquents ou si les chutes se multiplient, une réévaluation par l'équipe soignante est nécessaire.

À quelle fréquence faut-il faire de la physiothérapie ?

Il n'existe pas de fréquence unique valable pour toutes les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Le rythme des séances dépend notamment du stade de la maladie, des difficultés fonctionnelles, des objectifs, de la fatigue, des autres problèmes de santé et de la capacité à réaliser des exercices entre les rendez-vous.

Certaines personnes bénéficient de séances régulières pour travailler la marche, l'équilibre ou les transferts. D'autres ont surtout besoin d'un accompagnement périodique, d'une actualisation de leur programme d'exercices ou d'une intervention plus intensive pendant une période de difficulté.

La physiothérapie s'intègre au suivi médical global et ne remplace pas les consultations auprès du neurologue ou du médecin traitant.

L'activité physique régulière est également importante, à condition d'être adaptée. La durée et l'intensité doivent être définies en fonction de l'état de santé et des capacités individuelles. Il ne faut pas chercher à atteindre un objectif général d'activité au détriment de la sécurité ou de la récupération.

Quelles précautions prendre pendant la rééducation ?

La physiothérapie doit tenir compte des fluctuations des symptômes et de l'état de santé général du patient. Un exercice bien toléré un jour peut devenir plus difficile à un autre moment.

Tenir compte des fluctuations motrices

Certaines personnes connaissent des périodes pendant lesquelles leur traitement médicamenteux améliore nettement leur mobilité, puis d'autres durant lesquelles la raideur ou la lenteur des mouvements réapparaissent.

Lorsque c'est possible, les séances peuvent être organisées en tenant compte des périodes où le patient se sent le plus mobile. Toute modification des horaires ou des doses de médicaments doit cependant être discutée avec le médecin.

Prévenir les chutes

Les exercices debout, les demi-tours et les déplacements doivent être adaptés au niveau d'équilibre du patient. Une chaise stable, un appui approprié ou l'assistance du physiothérapeute peuvent être nécessaires.

Il est préférable de ne pas réaliser seul des exercices d'équilibre difficiles si l'on présente des blocages de la marche, des vertiges ou des chutes répétées.

Respecter la fatigue et la douleur

La rééducation ne doit pas provoquer un épuisement excessif. Des pauses peuvent être intégrées aux exercices et leur intensité ajustée progressivement.

Une douleur nouvelle, un malaise, un essoufflement inhabituel ou une aggravation soudaine des symptômes doivent conduire à interrompre l'exercice et à demander un avis médical adapté.

Quand faut-il consulter rapidement ?

Une aggravation progressive des difficultés de marche, des chutes répétées, une nouvelle difficulté à avaler ou une fatigue inhabituelle justifient un contact avec l'équipe médicale.

En revanche, une faiblesse soudaine d'un côté du corps, une asymétrie brutale du visage, des troubles soudains de la parole ou une perte brutale de l'équilibre peuvent signaler une urgence neurologique, notamment un AVC. En Suisse, il faut alors appeler immédiatement le 144. Il ne faut pas attribuer automatiquement ces symptômes à la maladie de Parkinson.

Quel est le rôle des proches dans l'accompagnement ?

Les proches peuvent contribuer au maintien de l'autonomie, mais leur rôle ne consiste pas à remplacer le physiothérapeute.

Ils peuvent aider en laissant suffisamment de temps pour réaliser les mouvements, en évitant de presser la personne lorsqu'elle se bloque et en maintenant les passages du logement dégagés.

Il est également utile de respecter les capacités de la personne et de lui laisser accomplir seule les gestes qu'elle peut encore réaliser en sécurité. Une aide excessive peut involontairement réduire les occasions de bouger.

Lorsque le patient le souhaite, le physiothérapeute peut montrer aux proches comment faciliter certains transferts et comment réagir face à une difficulté de mouvement.

L'accompagnement doit préserver autant que possible la dignité, les préférences et l'indépendance de la personne.

Pourquoi choisir PhysioDom pour une physiothérapie à domicile à Genève ?

Pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, la prise en charge à domicile permet de travailler dans un cadre familier, en tenant compte des contraintes réelles du logement et des activités quotidiennes.

Avec PhysioDom, service de physiothérapie à domicile à Genève, l'objectif est de proposer un accompagnement adapté aux besoins fonctionnels de chaque patient, en fonction de son état de santé et de ses objectifs.

La prise en charge peut notamment viser à :

  • Entretenir la mobilité et l'amplitude des mouvements.
  • Travailler la marche et les changements de direction.
  • Améliorer les transferts entre la position assise et debout.
  • Entretenir la force et l'endurance.
  • Développer des stratégies adaptées face aux blocages moteurs.
  • Favoriser la réalisation des activités quotidiennes en sécurité.

L'intérêt de la physiothérapie à domicile est également de pouvoir identifier les difficultés concrètes rencontrées dans le logement et de proposer des adaptations ou des stratégies qui pourront être réutilisées entre les séances.

Le contenu de la prise en charge dépend toujours du bilan individuel. Les besoins d'une personne récemment diagnostiquée ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux d'une personne présentant des difficultés de mobilité plus importantes.

Références scientifiques

Les recommandations et les études scientifiques soulignent l'intérêt d'une prise en charge individualisée, intégrant notamment la marche, l'équilibre, les transferts et l'activité physique.

  1. Physical Therapist Management of Parkinson Disease: A Clinical Practice Guideline From the American Physical Therapy Association. Recommandations cliniques sur les interventions de physiothérapie dans la maladie de Parkinson. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9046970/
  2. Home physical therapy versus telerehabilitation in improving motor function and quality of life in Parkinson's disease: a randomized controlled trial. Ge Y. et al., BMC Geriatrics, 2024. Étude comparant la physiothérapie à domicile à la télérééducation chez des personnes atteintes d'une maladie de Parkinson légère à modérée. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39578754/

Contactez PhysioDom pour une physiothérapie à domicile à Genève

La maladie de Parkinson peut rendre certains gestes du quotidien plus difficiles, mais un accompagnement adapté permet de travailler sur la mobilité, les capacités fonctionnelles et les objectifs propres à chaque personne.

La physiothérapie à domicile offre la possibilité de réaliser ce travail dans l'environnement habituel du patient, en tenant compte de ses difficultés réelles et de son rythme.

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